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Rendez-vous en terre d’avoine

Mais quelle est cette contrée lointaine et mystérieuse ? Je vous emmène à la rencontre d’une population bien rare. Pas de Massaï, ni de Dogon ici mais des passionnés monomaniaques de l’avoine.

Nichée dans le domaine de Lissertel, La Terre d’Avoine est un endroit idyllique entre Toulouse et Castres.
Nous sommes au pays d’A-derma. Et ici, l’avoine est une véritable star.

a-derma terre d'avoine

Mon aventure commence à l’aéroport d’Orly ou nous avons rendez-vous pour embarquer. J’ai juste eu mon sac à remplir, Roseline s’est occupé de tout. Direction Toulouse. Sur place un autochtone nous attend. Il sera notre chauffeur jusqu’au lendemain.

Première étape au Cap de Castel où nous prendrons l’apéritif et le diner. L’endroit est construit dans l’enceinte d’un Castel cathare, au cœur de Puylaurens. On dit de ce charmant village médiéval que c’est le « Balcon des Pyrénées ». Et le Cap de Castel bénéficie d’un panorama incroyable sur le région. Tout au loin, lorsqu’il fait beau et plus encore lorsque la pluie n’est pas loin on voit même la chaîne des Pyrénées (d’où le nom).

Notre première rencontre aura lieu ici. Myriam est responsable Trade marketing A-Derma. Elle connait la marque sur le bout des doigts. Elle sera, en quelque sorte notre guide durant le séjour.

Après le diner, direction Le Carla, l’hôtel particulier de Pierre Fabre. L’endroit est idyllique, niché au cœur d’une forêt de pin et d’arbres gigantesques. C’est là que sont reçus les collaborateurs de la marque. Nous y passeront la nuit.

a-derma terre d'avoine - le carla

Le lendemain, départ à 8h30. Il fait déjà presque 30°C alors autant ne pas trop trainer si l’on veut découvrir les champs d’avoine sans fondre au soleil. Trop tard. Le soleil tape déjà fort et la température est écrasante. Nous ne resterons pas longtemps à l’extérieur. Le temps de découvrir, grâce à Karine Cottin, la directrice marketing France A-derma, les différents stades de l’avoine Rhealba et les champs desquels on prélève les graines.

a-derma terre d'avoine

terre d'avoine differents stades de l'avoine

Les récoltes ont été faites fin juillet. Les graines seront replantées dans des champs plus vastes à quelques kilomètres de là, chez des agriculteurs avec lesquels A-derma travaille depuis parfois plus de 25 ans. Ce sont ces pousses qui seront utilisés dans tous les produits de la marque. La récolte des plants utilisés dans la formulation des produits se fait à 12 semaines. C’est à ce moment là que la teneur en actifs (saponines immuno-régulatrices et flavonoïdes anti-inflammatoires) est la plus élevée. Autour de cette période, des tests sont fait tous les jours dans les champs afin de déterminer le jour le plus propice. L’unique récolte a lieu au mois de mai.
L’avoine Rhealba est cultivée en agriculture biologique, c’est à dire que les fongicides et autres engrais chimiques sont exclus. Si bien que les petites abeilles ont investi les lieux et qu’on y récolte même du miel.

a-derma terre d'avoine abeilles

La question était ensuite de comprendre pourquoi cet avoine – l’avoine Rhealba donc – et pas un autre. Sachant qu’il existe 26000 variétés d’avoine différentes, la question était légitime. Certaines variétés ont vite été écartées soit qu’elles n’avaient pas le bon aspect – les avoines foncées étant trop difficiles à traiter – soit qu’elles contenaient trop de résidus comme la folle avoine (c’est celle que l’on trouve le long des routes de campagne).
Et sur les 314 espèces restantes il a fallu faire des tests. Il a fallu déterminer laquelle était la plus riche en sucres et en lipides. De ces tests, l’avoine Rhealba est ressortie gagnante. 15 ans de recherches ont été nécessaires. Et le premier produit issu de cette recherche, le Pain au lait d’avoine, est sorti en 1982. A cette époque, A-derma n’était encore qu’une gamme dépendant de Ducray. Et ça ne fait que 4 ans est totalement indépendante.

a-derma terre d'avoine pain au lait d'avoine

La petite histoire du Dermalibour
Vous le savez, l’histoire, c’est mon dada. Je ne résiste pas à l’envie de vous raconter cette petite anecdote autour du Dermalibour. Le Dermalibour est née en 1993. Rien d’extraordinaire là-dedans si ce n’est qu’il a déjà 20 ans. Non, ce qui est intéressant, c’est que Dermalibour vient de Dalibour, un médecin des 17e-18e siècles, chirurgien dans les armées de Louis XIV. Il met alors au point une formule antiseptique à base de cuivre et de zinc  afin de panser les blessures. On connaitra cette préparation sous le nom d’Eau de Dalibour.
Peu a peu, la formule va évoluer, devenir moins irritante jusqu’à entrer, en 1923, au Codex Pharmaceutique, le recueil de toutes les formules pharmaceutiques approuvées par la Faculté de médecine. La galénique change et c’est ainsi que nait la pommade Dalibour
Cette pommade va inspirer le Dermalibour qui deviendra le 1er soin dermo-cosmétique à suivre d’aussi près la formule originelle (qui est elle est considérée comme un médicament).

l'histoire a-derma terre d'avoineAprès cette petite incursion, avec l’aide de Maddie Fangin, galéniste et formulatrice A-derma, nous avons créé nous même notre démaquillant micellaire Sensifluide et découvert les nouveautés qui sortiront en septembre. Je ne vous en dit pas plus pour l’instant mais moi, je connais déjà ma nouvelle routine de soins.
Quant à notre démaquillant micellaire, et bien, figurez-vous qu’il était plutôt réussi. Bonne texture, couleur un peu plus mat que l’originale mais il fonctionne. C’est le principal. a-derma terre d'avoine atelier formulation

La tambouille cosmétique ne nous ayant pas suffi voilà que l’on s’attaque à la tambouille culinaire. Pas de répit. Voilà que l’on met à présent les mains à la pâte afin de réaliser le délicieux déjeuner que nous a concocté un chef de la région. Évidemment des ingrédients produits dans la région ou de pas très loin sont à l’honneur : avoine bien sûr, mais aussi piment d’Espelette, canard, abricots…

Revigorées par cette pause gastronomique, nous abordons l’après-midi par une rencontre avec Bernard Fabre, du Centre de Développement des Produits Végétaux des Laboratoires Pierre Fabre. Cela fait maintenant 20 ans qu’il fait des recherches sur l’avoine et plus particulièrement la fameuse avoine Rhelba (grains, plantules…). C’est dire s’il connait son domaine. Avec lui, nous prenons conscience des possibilités incroyables de cette plante.
Ses recherches positionnent A-derma de façon unique. Peu de marque, en effet, peuvent se prévaloir d’internaliser tous les champs liés à l’actif : culture, recherche, formulation. Et cela fait de l’avoine, l’exemple le plus aboutit car toute la marque tourne autour de lui.

a-derma terre d'avoine

Après cette rencontre fort instructive, il est temps de repartir et de quitter cet endroit merveilleux et de penser, déjà, à la prochaine fois. Taxi, avion, taxi et hop me voilà de nouveau à Paris.

J’espère que cette petite incursion en Terre d’Avoine vous aura plu et qu’elle vous aura donné envie de (re)découvrir davantage A-derma.

+ d’infos

Terre d’Avoine
A-derma

Et vous trouverez d’autres jolies images de ce voyage chez Hélène et Stef.

4 Commentaires

  • nadine M
    20 août 2014 - 8 h 37 min | Lien

    Bonjour,

    Merci pour la visite de ce domaine et cette ravissante demeure! Cette petite incursion en terre d’avoine m’a donné envie……
    J’utilise quelques produits A derma!
    bonne journée

  • spookey
    20 août 2014 - 16 h 42 min | Lien

    C’est magnifique. Tu t’instruis dans un cadre idyllique, si c’est pas du bonheur, ça ! ^^

  • Sib
    20 août 2014 - 18 h 08 min | Lien

    Article très intéressant ! En plus c’est dans mon Sud Ouest adoré ^^

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