Quant le teint blanc était tendance… (1)
Pendant longtemps, j’en ai eu marre de ce teint blanc cachet d”aspirine. Mais depuis peu, j’assume. Parce qu’au final, un teint blanc c’est synonyme d’élégance mais pas que… C’est signe de bonne santé parce que ça montre aussi que l’on a pas abusé du soleil, des U.V. Non vraiment c’est la classe . Et je dis pas ça parce que de toute façon j’ai pas le choix. Regardez Dita Von Teese… Ah oui… et les acteurs de Twilight aussi! Non ça en fait je m’en fout.
N’oublions pas que pendant des siècles, les femmes ont rivalisé d’astuces pour conserver ce teint aristocrate, cet idéal symbole d’une origine pure et racée. Il était aussi la preuve d’une jeunesse non encore marquée par les années qui passent. Les femmes de haut rang tentaient avec acharnement de le conserver le plus longtemps possible.
La mode imposait un teint aussi blanc que possible. Aussi cherchait-on à effacer tâches de rousseur (là pour moi c’est rété) et autres tâches brunes du visage.
Dans l’Egypte ancienne, la blancheur du teint s’obtenait par l’application d’une pommade à base d’albâtre et de lait d’ânesse. Des emplâtres de beauté à base de cervelles de tortue, de suie, de fente d’ibis délayés dans du lait d’ânesse pouvaient également être utilisés.
Les Romaines, quant à elles appliquaient, sur leur visage du blanc de céruse ou carbonate de plomb, et parfois de la terre blanche (kaolin, craie, chaux, gypse). Ce teint blanc était complété par l’utilisation de fards rouges.
Dans la Grèce antique, si les fards n’ont pas autant d’importance que la parure, la mode impose un teint aussi blanc que possible.
Les Gaulois se servaient de la craie et de la céruse comme fond de teint afin de camoufler les lésions inesthétiques.
Au Moyen-âge, les pelures de pêche ou le jus de citron étaient conseillés pour blanchir le teint. Michel de Nostre Dame - plus connu sous le nom de Nostradamus - donnait une recette « pour accoutrer le sublimé qui est une souveraine composition pour l’illustration de la face ». Et une de ses trouvailles à base de litharge d’argent - le lait virginal - se retrouvera encore sur les tables de toilette au début du XIXe siècle.

Babylone, la prostituée au service de Satan - Tenture de l'Apocalypse (1373-1383)
Dès le XVIe siècle, des médecins se méfient des remèdes à base de mercure, de sublimé, de précipité. Et pour lutter contre leurs ravages, ils élaborent de véritables bréviaires à l’intention des femmes en quête de conseils sérieux et efficaces.

Au XVIIe siècle, le teint blanc était, pour les aristocrates et bourgeoises, un moyen de montrer qu’elles vivaient dans leurs salons, à l’abri des intempéries, à la différence des paysannes. D’après Lazare Meyssonnier et Louis Guyon dans Le Cours de médecine un beau teint dépend de trois critères : « la vive couleur qui doit estre blanche, vermeille semblable à la couleur de rose incarnat. Secondement de l’étendue égale, bien vive et polie de toutes parts. Tiercement de la pureté, netteté, tenuité et transparence du cuir de la face ».
Pour améliorer cette blancheur, les femmes employaient, entres autres, des onctions d’eau distillée de fleur de lys, de fleurs de fèves, l’huile de talc, le lait virginal. Le visage était plâtré. On retrouve comme fard blanc le sublimé, la céruse, le blanc d’Espagne (la craie), la poudre de perles calcinées. La fraîcheur du teint était préservée par le port d’un masque. Faits de velours, ils se pliaient en deux et étaient appliqués à l’aide d’un léger fils d’archal terminé par un bouton de verre que les femmes conservaient constamment serré entre leurs dents.
En complément de ce teint blanc, les femmes de haut rang appliquaient du vermillon sur leurs joues. C’est également l’époque où se développe l’utilisation des mouches. Celles-ci de velours ou de soie noires, inventées pour masquer les marques de variole, devinrent de plus en plus grandes, et prirent des formes de plus en plus complexes : croissants, petits points, oiseaux, étoiles, fleurs, ou encore symboles de la passion ou des idées politiques de ceux qui s’en paraient[1].

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Références :
PIERI, Jacques, Quand le hâle était honni, in Nouvelles Esthétiques, décembre 1989, p. 51-58.
ANDRIEU, Bernard, Du teint hâlé honni, au bronzage de rigueur, in Cerveau & Psycho n° 22 - En ligne http://www.staps.uhp-nancy.fr/bernard/docpdf/bronzage_19_06_07.pdf
[1] Article « Parfums et cosmétiques », Larousse, en ligne : http://www.larousse.fr/ref/ehm/parfums-et-cosmetiques_182678.htm









Puis alors là les marques de cosmétiques s’en donnent à coeur joie en surffant sur la vague “Twilight” (= teint blanc en puissance), moi je ne suis pas spécialement fan peut-être parce que j’ai déjà le teint clair au naturel (et comme on n’est jamais contente de ce qu’on a hein ^^).
Disons qu’il ne faut pas abuser. Tant que ça reste naturel c’est joli. Non, parce que le look cadavérique c’est quand même pas top.
Quand c’est utilisé justement, je trouve ça vraiment très beau. Surtout avec un contraste sur les joues ou les lèvres. J’ai le teint excessivement clair de nature, mais pas porcelaine aussi fin et joli que Dita… ;(
moi qui suis métisse m’éclaicir ca serait pas très jolie ais je trouve ca agnifique les filles au teint laiteux, c est angélique et majestueux voir un peu noble pour moi Mais comme dit elidie si ca fait effet cadavérique c’est pas top.