La fin des tests cosmétiques sur les animaux
Depuis le 11 mars 2009, les tests sur animaux d’ingrédients à des fins cosmétiques sont interdits. Les tests de produits finis, quant à eux sont interdits depuis 2004. En revanche, d’autres domaines de recherche tels que la sensibilisation cutanée ou la photosensibilisation ne connaîtront la même interdiction qu’en 2013.
A ce sujet il est intéressant de savoir que la Cour de Justice Européenne siégeant au Luxembourg avait rejeté, le 24 mars 2005, l’appel de la France visant à annuler la directive européenne, qui supprime progressivement les tests sur les animaux dans l’UE et qui interdit la vente de produits cosmétiques importés testés sur des animaux. Pas très glorieux tout ça…
Néanmoins l’interdiction pose le problème de trouver des méthodes alternatives. En effets, certains domaines de recherche n’en ont pas encore trouvées. Cela s’explique notamment par la longueur du processus. Entre la recherche, le développement jusque l’acceptation par une autorité supra-nationale, cela peut prendre 10 ans. En outre, un test in vitro ne remplace que difficilement un test sur animal. En effet, il est plus compliqué d’évaluer la toxicité et l’irritation d’un produit par cette méthode.
Mais si ce concept est largement accepté en Europe, il peut en être autrement à l’extérieur. La Chine, par exemple, impose de pratiquer des essais sur les animaux.
Sources:
L’observatoire des cosmétiques, La fin des tests sur animaux en cosmétiques
Claire Thévenin, Tests sur animaux : le début de la fin, Cosmétiques Mag, n° 97 d’avril 2009









“Les tests sur animaux d’ingrédients à des fins cosmétiques sont interdits” : sur les produits finis uniquement ?
Pour être plus précise, les tests sur les produits finis sont interdits depuis 2004 et depuis le 11 mars 2009 il est interdit de tester de nouveaux ingrédients et de mettre sur le marché européen des produits contenant des ingrédients testés sur animaux. Cela concerne les recherches sur l’irritation oculaire, la génotoxicité, la toxicité aiguë, la corrosion cutanée, l’absorption cutanée, la phototoxicité et l’irritation cutanée. En 2013, la toxicité sub-chronique, la sensibilisation cutanée, la photosensibilisation (entre autres) feront également partie des domaines de recherche concernés par l’interdiction de tests d’ingrédients sur animaux.