Pour le plaisir : recettes anti-rides à l’ancienne
Découvrir les recettes de beauté des femmes aux siècles précédents a quelque chose d’assez fascinant. On se demande souvent comment elles pouvaient être assez crédule pour tester des recettes totalement invraisemblables. Et d’autres fois, on se dit : “et si ça marchait vraiment”. Peut-être avez-vous entendu parler de Ninon de Lenclos, célèbre courtisane du XVIIe siècle, restée belle jusqu’à sa mort. De nombreuses hypothèses ont paru quant au secret de sa beauté mais personne ne connait vraiment la réalité. Certains assurent que c’est l’eau de pluie, d’autre l’eau d’or. Aussi de nombreux parfumeurs, par la suite, ont vendu des eaux de beauté dite Ninon de Lenclos. Tel est le cas de la recette qui suit:

Cette recette est assez soft, elle ne contient pas de produits nocifs., comme c’était souvent le cas à l’époque. Le benjoin, par exemple, utilisé en faible quantité est encore connu pour ses effets régénérants et réparateur.s En revanche, ce qui est assez hallucinant, c’est ne nombre de propriétés qu’a cette eau. On peut l’utiliser pour les teint, les gencives, l’haleine. Cela est impensable de nos jours, où les produits sont de plus en plus spécifiques.
Voici également, deux autres recettes que vous pouvez peut-être les tester si vous êtes courageuses…
La première est une pommade contre les rides du visage ; elle est extraite de C. F. Bertrand, Le parfumeur impérial, ou l’art de préparer les odeurs… Paris, chez Bruno-Labre, 1809
Prenez suc d’oignons de lis blanc, et miel de Narbonne, de chacun deux onces, et une once de cire blanche, que vous ferez fondre d’abord à un feu doux. Incorporez le tout ensemble pour en faire une pommade. Il faut en mettre tous les sois et ne s’essuyer que le matin avec un linge.
Nos ancêtre étaient finalement bien modernes. Je suis sûre que ça ne choquerait personne de voir cette recette dans un livre de cosmétiques bio. En revanche, la seconde recette, je vous met au défi de la réaliser.
Il s’agit de l’Eau de limace parue dans J. Liébaut (1534-1596), Bref discours de la distillation des eaux, in Le guidon des apotiquaires de Valerius Cordus, Paris, 1610
Prenez limaces blanches, environ trente, lait de chèvre, deux liures, graisse de pourcelet ou de chevreau, trois onces, poudre de camphre, une drachme, distillez par alambic de verre.
Sympa, non? Enfin, on voit bien des crèmes aux escargots.
Pour plus de plaisir, je vous renvoie sur Google Books, où vous pourrez trouver en intégralité Le Parfumeur impérial.









Hummm pas très gloups
les limaces…merci pour la découverte
Moi aussi ça me fascine ces vielles recettes de beauté ! Quand j’étais petite je revais même de prendre des bains de lait d’anesse comme Cléopatre
. Sinon c’est sur que l’eau de limace, ça me tente moins
.
Apparemment, l’eau de limace n’a pas d’adeptes. Tant pis… Pourtant, il parait que la bave d’escargot est bonne pour la peau. Escargot, limace ce qui change c’est seulement une carapace et aussi, je le concède, le fait que distiller les limaces est autrement plus écœurant que de récolter la bave d’escargot. Quoi que, personnellement, je ne suis pas tentée du tout par ce genre de crème “miracle”.