A savoir avant d'acheter

Apprenez à décrypter les étiquettes de vos produits de beauté

produits-chimiquesOn a tous déjà essayé de décrypter les étiquettes de nos chers produits cosmétiques. Malheureusement, à moins d’avoir un Master de chimie, il est difficile de s’y repérer.

Voici donc quelques produits chimiques que l’on retrouve régulièrement. Rassurez-vous, la plupart ne sont pas dangereux.

Alpha Hydroxy Acid

C’est un acide organique utilisé dans les gommages, les exfoliants.  Il augmente ainsi la desquamation et, en conséquence, accélèrent le renouvellement cellulaire. Mais son action dépend surtout de son dosage:
– à faible dose (<2 %) : effet hydratant ;
– à dose moyenne (2-5 %) : effet exfoliant doux ;
– à dose forte (>5 %) : effet kératolytique et dépigmentant

Utilisé à trop forte dose, il s’attaque à la barrière protectrice de la peau et a un effet irritant.

Il peut éventuellement être remplacé par les noyaux d’abricot.

BHT, BHA, EDTA

Les deux premiers, soupçonnés d’être cancérigènes pour l’homme, sont des antioxydants. Il évite donc le rancissement des produits.  L’EDTA sert à former des composés stables. Le problème vient surtout du fait qu’il est difficilement biodégradable.

Ceux-ci peuvent être remplacés par l’acide phytique, présent naturellement dans les cérales. Néanmoins, l’industrie cosmétique doit encore faire des progrès dans ce domaine.

Colorants

Ils sont indispensables dans les produits de maquillage. Avec l’évolution rapide des modes, les chercheurs rivalisent d’inventivité pour trouver de nouvelles couleurs. Pour cela, on fait appel à la chimie. Ils peuvent être allergisants. Mais dans la majorité des cas, il n’y a aucun problème.

Les cosmétiques naturelles utilisent des colorants naturels ou les colorants alimentaires autorisés.

Les composés volatils

Ceux qui émanent des huiles essentielles ne sont pas dangereux. En revanche, certains composés organiques volatils peuvent l’être. Ce n’est toutefois pas le cas de l’éthanol ou du diméthylaminoéthanol (DMAE) que l’on utilise pour son effet tenseur.

Ethers de glycol

Ce sont des solvants issus de l’éthylène ou du propylène qui peuvent être utilisés comme conservateurs, solvants. Certains sont toxiques, d’autres irritants, d’autres dangereux sur le plan de la reproduction. On les utilise surtout dans les vernis, les teintures pour cheveux.

Malheureusement, ils sont difficilement remplaçables mais on ose espérer que l’industrie cosmétiques fera vite des efforts en ce sens.

Formaldéhyde

En réalité, il s’agit du formol. Il est encore autorisé dans les cosmétiques à condition qu’il ne dépasse pas 0,2% de la composition.

Les huiles minérales

Ce sont des huiles dérivées du pétrole, très utilisées comme lubrifiant. La paraffine est très utilisée en cosmétique.

Ces huiles adoucissent, donnent du liant au produit et assurent le maintien du film lipidique sur la peau. Mais on considère également qu’elles bouchent les pores, piègent les déchets et entravent la respiration.

Elles peuvent être remplacées par les huiles végétales et cires naturelles. Malheureusement cela coute beaucoup plus cher.

Les nitrosamines

Le monoéthanolamine (MEA), le diéthanolamine (DEA) ou le triéthanolamine (TEA) qui sont des tensioactifs peuvent provoquer l’apparition de nitrosamines. Dans les produits solaires, le padimate -O (Octyl Diméthyl PABA) émet des nitrites qui se combiant aux DEA forment des nitrosamines.

Les nitrosamines sont classées substances cancérigènes par l’OMS.

Organo-halogénés

Ils sont très utilisés en tant que conservateurs. Ce sont des produits très réactifs et allergisants. Ils peuvent même endommager la peau s’ils parviennent à s’y fixer.

Les parabens

Ce sont des esters d’acides parahydroxybenzoïque utilisés comme conservateurs.

Le débat est ouvert, entre les chercheurs, pour savoir s’ils sont nocifs ou non. Néanmoins, l’Afssaps (Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé) s’est prononcée favorablement à la poursuite de leur utilisation. Les quatre parabens les plus utilisés sont : méthyl, éthyl, propyl, butyk parabens.

PEG, PPG

Ce sont des émulsifiants polyglycériques. Les PEG (polyéthylèneglycol) sont synthétisés à partir de l’oxyde d’éthylène (époxide). Et les PPG (polypropylèneglycol) sont produits à base d’oxyde de propylène.

Ces substances, comme émulsifiants, permettent le mélange de l’huile et de l’eau. Ils servent également de liants, d’émollients et à la fabrication de gels.

S’il semble difficile de se passer d’émulsifiant, les PPG et PEG peuvent être remplacés par différents produits que l’on utilise parfois depuis très longtemps :

– la cire d’abeille (connue depuis des millénaires, elle était déjà la base du cérat de Galien)

– la lanoline

– le glycéryl stéarate : produit naturel composé de glycérol et d’acide gras

– acides lactiques, acide citrique

– émulsifiants tirés du sucre

Il est amusant de voir que, malgré les progrès de la recherche en cosmétologie, on revient de plus en plus à des produits connus au moins depuis plusieurs dizaines d’années.

Quats, polyquats

Ce sont des composés d’ammonium quaternaire (chlorure de benzalkonium, cetrimide, bromure de centrimonium…). On les utilise comme antistatiques ou agents agglutinants. Ils servent à rendre les produits plus adhérents. En cosmétique naturelle, on les remplace par les glycérols.

Le rétinol

Le rétinol se métabolise lentement et parcimonieusement en acide rétinoïque (actif qui ne peut être utilisé en cosmétique) et de ce fait, n’a pas la même activité que son homologue acide. Les concentrations utiles doivent alors être multipliées par 10 ou 20 par rapport à celles de l’acide rétinoïque. Son activité est toutefois conditionnée par sa conservation. En fonction de l’excipient dans lequel il a été incorporé, sa dégradation peut être extrêmement rapide. Il supporte mal les milieux aqueux et exige un mélange d’antioxydants adéquat.

Les sels d’aluminium

Les sels d’aluminium sont des composés à base d’aluminium (sulfate, nitrate, chlorure d’aluminium). Ils sont utilisés comme bactéricides dans de nombreux déodorants.

On les soupçonne d’être cancérigène ou de favoriser la maladie d’Alzheimer. Rien n’a encore été prouvé.

Néanmoins, si vous préférez ne pas vous y risquer certaines plantes comme la sauge peuvent remplacer ces sels.

Silicones

Ces sont des produits de synthèse qui comprennent notamment les méthicones, les polysiloxanes, les diméthicones. Ils constituent la base de toutes les émulsions. Les silicones ne présentent pas de danger pour la peau et la santé mais sont difficilement biodégadables.

Photo : Ayres no graces

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