Les fibres en cosmétique
Matières premières de nos vêtement, les fibres sont de plus en plus présentes dans les cosmétiques.
L’entreprise, à l’origine de cette tendance, est Kanebo. A sa création en 1887 à Kanegafuchi (Tokio), Kanebo exercait dans le commerce du coton. Dès 1908, sont développés, la fabrication et le commerce de la soie. En visite dans l’un de ses ateliers, Sanji Muto, son président, remarque l’extrême douceur des mains des fileuses de cocons de soie. Il soupçonne le rôle embellissant de la soie, que son affinité naturelle avec la peau fait utiliser depuis très longtemps comme fil chirurgical. En 1936, Kanebo présente son premier produit cosmétique, un savon à base de soie du nom de “Savon de soie”.
Selon les chercheurs, la soie, cette matière à l’éclat particulier, à une bonne capacité d’absorption des rayons ultraviolets et une forte résistance à l’eau. Elle tient si bien ses promesses qu’elle entre dans la composition de produits capillaires (démêlants, shampooings, sérums de brillance…) et d’innombrables produits de soins et de maquillage. Sous forme de poudre ou de gel, elle a pourtant failli être détrônée par le Nylon. Extrêmement bon marché et solide, cette fibre dérivée de sous-produits du goudron s’est faufilée dans l’univers cosmétique depuis une trentaine d’années.
La soie en poudre semble est efficace pour peaux grasses ou mixtes, dont elle absorbe le sébum.
Néanmoins, pour les mascaras, c’est la nylon qui est plébiscité. C’est lui qui permet de donner du volume aux cils. Il est également très employé comme fixateur dans les rouges à lèvres, les gels coiffant. De récents progrès ont permis de corriger son manque de fluidité et son toucher synthétique, qui causait des allergies de contact.
Bien que très largement employés par l’industrie cosmétique, soie et Nylon ne sont plus les seuls à avoir la cote. De toutes les matières, c’est maintenant la ouate que l’on préfère!
Base du vernis à ongles, la nitrocellulose extraite du coton est dorénavant bien connue pour ses vertus. L’huile de coton, issue des graines de la fleur, possède des propriétés hydratantes avérées. Riche en oméga 6 et en vitamine E, elle apporte un effet filmogène, légèrement tenseur et protecteur à la surface de la peau. La douceur du coton fournit un autre argument de choix aux laboratoires cosmétiques: produit du commerce équitable et labélisé bio, il prend sa place en tête des ingrédients «naturels».
Quant au bambou, c’est un efficace antibactérien et antitranspirant. De plus, il protège bien la peau contre les polluants antioxydants et matifie les crèmes pour les empêcher de briller après application.
Moins connues mais très tendance, elles aussi, les graines de lin et l’huile de chanvre. Après les cataplasmes émollients à la farine de lin de nos grands-mères, voici les compléments alimentaires, les shampooings et démêlants et les crèmes ou sérums enrichis de cette fibre. Hydratante, raffermissante et réparatrice, l’huile de chanvre conjugue les propriétés les plus prisées en cosmétique.
Tandis que peau et cheveux profitent du filon des fibres végétales, des chercheurs tissent, à l’aide de polymères élastiques, la trame des antirides de demain. Ces fibres, comparables à du tissu Stretch, pourraient combler les rides. On a hâte de voir ça…
Source : L’Express style










